L’histoire du Pérou

Parsemée de défaites et de victoires, ainsi que de grandes réalisations, l’histoire du Pérou est ponctuée de batailles violentes entre deux accalmies. Les vestiges des ces différentes périodes sont gravées dans le temps, et étonnamment dans la terre, à travers des constructions aussi surprenantes que mystérieuses.

Une vieille civilisation

Considéré comme l’un des berceaux de l’histoire, le Pérou a accueilli ses premiers habitants il y a près de 20 000 ans. Il est alors occupé par des peuples nomades, qui vivent de la cueillette et de la chasse. On retrouve les premières traces de cette civilisation dans la grotte Pikimachay. Ce n’est que vers 2500 av. JC, que les Péruviens se lancent dans la culture, notamment du quinoa, du yucca, ou encore de la pomme de terre et du maïs. Bien plus tard, on assiste à l’apparition de petits Etats, et avec eux, l’un des monuments historiques les plus célèbres d’un voyage perou, le Machu Picchu.

Un peuple de grands bâtisseurs

L’histoire du Pérou prend une nouvelle direction. Différentes cultures se développent à travers le pays. La période Pré-Inca aura, ainsi, durée près de 1400 ans, et se base sur un pouvoir théocratique. La culture Nasca qui émerge vers 300 av. JC laissera quant à elle les vestiges d’un génie hors du commun à travers les fameuses lignes de Nasca. Ces figures gigantesques qui représentent notamment, un colibri et un poisson, continue de fasciner les chercheurs. Comptant parmi les civilisations les plus importantes, les Incas bâtiront une civilisation tournée vers le culte du soleil et de la terre, donnant naissance à de nombreuses légendes.

Une entrée fracassante dans le monde moderne

L’arrivée au Pérou des conquistadors influera fortement sur l’histoire du pays. Les Espagnols s’installent et instaurent des changements radicaux mal accueillis par les Autochtones, poussant les Indigènes à la révolte. La plus importante était celle initiée par Túpac Amaru II. Une nouvelle page de l’histoire s’ouvre et amène les Péruviens à revendiquer leur indépendance, un processus qui aboutira le 28 juillet 1821, et qui sera consolidé en 1824 avec la victoire des troupes de Simón Bolívar sur les envahisseurs espagnols.

L’histoire de ce pays d’Amérique du Sud connaîtra de nouveaux rebondissements, dont le tristement célèbre Sentier lumineux. Le Pérou connaît encore une fois, une période sanglante. Mais comme il aura été prouvé par le passé, il parvient à un apaisement.Aujourd’hui, le pays est dirigé par le nationaliste Ollanta Humala.

Pachacutec, le grand empereur inca

Pachacutec (1410 – 1471) est considéré comme le plus important souverain du royaume Inca : grand bâtisseur, guerrier courageux et politicien avisé, il marqua durablement l’empire Inca.

L’accession au pouvoir

Né sous le nom de Cusi Yupanqui, il est le fils de l’Inca Wiracocha et de la Coya Mama Runtu. Ses aptitudes et ses qualités furent mises en lumière lorsque les Chancas envahirent Cusco en 1438 : son père et son frère aîné s’étant enfuis, il assuma la défense de la ville, dont les habitants triomphèrent face à des envahisseurs réputés invincibles. Cusi Yupanqui envahit alors à son tour le pays des Chancas, et en revint avec des richesses fabuleuses. Les habitants firent alors de lui le nouveau Sapan Inca, sous le nom de Pachacutec, signifiant littéralement le « Transformateur du Monde ».

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Le règne du Transformateur du Monde

Le règne du nouveau souverain devait donner raison à son nom.

– Un fin stratège et administrateur public
Chef militaire animé d’une profonde vocation expansionniste, il étendit et consolida l’empire inca. A la fin de son règne, près de 500 tribus indigènes peuplant la cordillère des Andes étaient réunies au sein d’un même et unique royaume. Cette entreprise contribua à hisser les Incas au rang de maîtres du monde andin.
En outre, Pachacutec instaura une nouvelle législation afin de favoriser le gouvernement de l’empire inca. Il modifia en profondeur la structure administrative de l’empire, qui fut divisé en quatre régions, chacune gérée par un gouverneur local, fidèle au souverain.

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– Un bâtisseur
Ce souverain fit édifier de nombreux bâtiments publics, et reconstruit entièrement la ville de Cuzco, selon un plan dont les découpes figurent le corps d’un puma. Pour agrandir la capitale, il recourut à des milliers de travailleurs recrutés au sein des nations nouvelles soumises.
On lui doit ainsi le Coricancha (le Temple du Soleil), magnifique symbole de la puissance inca, le Quishuarcancha et la forteresse de Sacsayhuaman. C’est également lui qui fut l’instigateur du réseau de routes sillonnant toute la cordillère des Andes pour relier l’ensemble des villes entre elles. Il fit construire des canaux d’irrigation, des réservoirs et des terrasses agricoles. Il décida également de lancer le chantier de la citadelle du Machu Picchu, destinée à protéger la ville de Cuzco contre de nouvelles invasions.

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A sa mort, en 1471, son fils cadet Tupac Yupanqui lui succéda, sur le désir même de son père, satisfait de ses compétences en tant que chef et conquérant.

 

Les Chachapoyas, guerriers des nuages

Les Chachapoyas sont un peuple Andin qui occupait le Nord du Pérou du IXe au XVe siècle. Ils se distinguent des autres peuples par leur peau blanche et leur taille : ils sont beaucoup plus grands que la moyenne de l’époque. Leur nom signifie « Guerriers des Nuages ». Ce peuple reste assez mal connu puisque les colons et les conquistadors sont les seuls à fournir des informations sur eux.

Avant cette période turbulente, il n’y a que très peu d’informations car peu de grands livres d’histoire datent de cette époque. En revanche, s’il n’y a pas d’écrits, il reste de nombreux monuments, vestiges de leur gloire passé. Le plus connu est celui de la forteresse de Kuélap perchée à 3 200 mètres d’altitude.

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Les rites des Chachapoyas

Les Chachapoyas faisaient partie de ces groupes qui pratiquaient l’embaumement des morts. Pour procéder, ils enlevaient les organes des cadavres (plus susceptibles de pourrir) puis plaçaient du tissu dans leurs joues pour que ces dernières ne se creusent pas avec le temps. Ensuite, le visage était recouvert d’onguents et le corps inhumé.

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Ce peuple avait un très grand respect pour ses défunts et les traitait avec soin avant de les enfermer dans des sarcophages individuels. Dans le cas où les corps devaient être inhumés collectivement, un mausolée était réservé pour le groupe (d’ailleurs, en juillet dernier, plus de 35 sarcophages ont été trouvés dans le Nord du Pérou). On ne sait pas grand chose des traditions et autres cultes des Chachapoyas car – comme expliqué plus haut – il ne reste pas grand chose en dehors des vestiges architecturaux et de la petite bourgade qui porte le même nom (Chachapoyas).

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La ville de Chachapoyas

C’est une ville située – comme le peuple dont elle tire le nom – au nord du Pérou. Elle se trouve à mi-chemin entre les montagnes et la jungle, dans un endroit idéal pour explorer les alentours d’un voyage  sur mesure Perou. En outre, elle possède tous les services de base (hôtels, restaurants…), ce malgré le fait que ce soit une petite ville. Cependant, ne vous attendez pas à des établissements de luxe comme on en voit dans les grandes capitales : ce sont des petits hôtels/restaurants de qualité et accueillants – certes, mais il faut les voir à l’échelle d’une petite ville de campagne.

 

La culture de Chavin

Les grandes civilisations qui se sont développées au Pérou entre le deuxième millénaire avant notre ère et les conquêtes espagnoles du XVIe siècle ont laissé des vestiges, des richesses et des trésors fabuleux qui font du Pérou une destination fascinante. Si la civilisation Inca est, de nos jours, bien connue, il n’en demeure pas moins que d’autres grandes civilisations préhispaniques, plus anciennes, ont elles aussi eu une influence importante sur la majeure partie du territoire péruvien, c’est le cas notamment de la civilisation de Chavin.

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Le petit village des Andes, Chavin de Huantar est, à partir de 1 300 av. J.-C., le point de départ du développement de la civilisation qui porte son nom. Dans un premier temps, localisée sur les hauteurs de la cordillère des Andes, au nord du pays, la culture de Chavin s’étendra, dés le début du VIIIe siècle av. J.-C. et jusqu’à sa disparition en l’an 200 av. J.-C. environ, jusqu’à la péninsule de Paracas, au sud. Elle trouve son origine dans la réunification de différents courants culturels venus de la Sierra, de la côte et de l’Amazonie. Durant ces siècles de présence et d’épanouissement, la civilisation de Chavin étendra, sur l’ensemble du territoire péruvien, son influence architecturale, artistique, religieuse et culturelle dont les vestiges témoignent de sa splendeur.

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L’héritage de cette civilisation est immense et les grandes découvertes archéologiques associées en attestent. Le site architectonique de Chavin est sans conteste la découverte la plus marquante de cette civilisation précolombienne. Il était à ses origines, un somptueux centre religieux entièrement dédié à la divinité Jaguar, mi-homme mi-félin aux longs crocs recourbés. Malgré le temps, le vandalisme et les glissements de terrain, on peut néanmoins admirer le fameux monolithe d’El Lanzon, de nombreux temples, sculptures (Stèle Raimondi, l’obélisque Tello…), et des céramiques qui comptent parmi les ruines les plus célèbres de la culture de Chavin.

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L’art est fondamental au sein de cette civilisation et il se nourrit toujours du thème du félin, très représenté dans la sculpture, les poteries noires, les céramiques, les gravures… On peut remarquer la très grande maîtrise artistique de la civilisation dans les objets qu’elle confectionna en or comme les masques, les couronnes, les colliers retrouvés près des tombes de Chongoyape, dans la vallée de Lambayeque. Le travail de certaines matières comme le bois, l’os, la pierre était également très bien maîtrisé et servait à la confection d’objets délicats.

Les richesses de la culture de Chavin mettent en valeur le savoir-faire des civilisations précolombiennes qui se sont succédées, laissant au peuple péruvien un héritage fabuleux qu’il convient de préserver.

Lire aussi La péninsule de Paracas au Pérou: immersion dans la nature.

 

Les Quechuas, peuple de la cordillère

Les Quechuas sont les protagonistes de la civilisation appelée Inca. Lors de son apogée ; cette civilisation possédait un territoire de 4 000 km de long, représentant une superficie de 3 millions de km², qui couvrait une partie de l’Amérique du sud, de la cordillère des Andes à l’océan Pacifique.

La langue quechua fut celle qu’on utilisa pour l’évangélisation ; c’est de cette façon qu’elle pu prendre le dessus sur d’autres langues autochtones et c’est aussi pour cela que de nombreux peuples se revendiquent quechua, bien que leurs cultures soient en réalité très différentes. Actuellement, on retrouve cette langue principalement dans les régions du Pérou, de Bolivie et en Equateur. Le quechua est une langue officielle au Pérou avec l’Espagnol. Ce peuple vit également en Colombie, en Argentine et au Chili.

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La religion quechua est un mélange des religions précolombiennes et catholiques. La religion précolombienne est basée sur la croyance que ce sont des forces surnaturelles qui contrôlent par exemple les conditions climatiques ou les maladies. Les Quechuas font ainsi des offrandes pour demander des conditions météorologiques favorables à l’agriculture. Ils célèbrent également les fêtes catholiques importantes comme Noël et Pâques. Ils n’ont pas non plus renoncé à leurs anciens rites comme l’Inca Sun Festival ou le festival Inti Raymi : ceux-ci rassemblent beaucoup de monde autour de fêtes spectaculaires. Les événements majeurs de la vie comme la mort, la naissance et la puberté sont célébrés par des rituels de passage qui sont également des mélanges de traditions autochtones et catholiques.

Les Quechuas sont des montagnards par excellence, qui ont su dompter et apprivoiser leur rude environnement : la vie à une altitude de plus de 4 000 mètres comporte des inconvénients ! Par exemple, les plantes ne peuvent pas toutes pousser aussi haut : les Quechuas durent donc s’adapter en développant essentiellement les cultures de pommes de terre et de céréales, capables de pousser à haute altitude. C’est de cette agriculture qu’ils puisent l’essentiel de leur alimentation, qu’ils complètent de viande et d’épices.

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L’artisanat quechua est très réputé. Beaucoup de femmes tissent des habits avec de la laine de lama ou de mouton, mais elles fabriquent aussi poteries, ceintures, chapeaux etc.

A l’heure actuelle, les Quechuas sont très pauvres et n’ont pas souvent accès à des soins de santé. En revanche, ils font souvent appel à leur guérisseur, qui prodigue des traitements à base de plantes. Les valeurs du peuple quechua sont fondées sur la communauté, l’échange et l’écoute ; ils sont ainsi très liés et se rendent de nombreux services.

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La musique quechua raconte la vie dans les villages à la montagne ; elle se joue à l’aide de tambours, d’une flûte et d’une guitare mandoline appelée charango. On nomme cette musique « huayno ».

 

La civilisation de Paracas et le secret des sarcophages

Jadis, bien avant la découverte du continent américain par Christophe Colomb, entre 700 avant Jésus-Christ et 200 après Jésus-Christ, la civilisation de Paracas s’étendait sur la presque-île de Paracas, située à plus de 200 km au sud de Lima.

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Diverses découvertes archéologiques ont permis de reconstituer ce que pouvait être le mode de vie de cette civilisation péruvienne. Lors de fouilles entreprises par le chercheur Julio C. Tello, différents sites funéraires furent mis au jour et préservés grâce au climat sec attenant à cette partie du paysage péruvien. Cette recherche révéla de nombreux sarcophages de toiles contenants des momies revêtues de divers éléments recouvrant l’état corporel des squelettes. L’ossature des dépouilles était enveloppée de tuniques recouvertes de peinture ou encore de pièces vestimentaires composées de plumes de perroquet ou d’autres motifs, appelés aussi Mantos. Le fait d’enterrer les morts et de les conserver dans le temps par l’intermédiaire de matériaux rudimentaires à cette époque démontre une prise de conscience de la mort de cette civilisation.

Cette prise de conscience révèle l’existence du concept d’une puissance supérieure chez cette civilisation qui peut être symbolisée par un dieu, le soleil ou encore la lune. Il semble donc que le mode de vie de cette civilisation était donc régi par la religion et des rites. Si vous souhaitez enrichir vos connaissances dans ce domaine, n’hésitez pas à vous rendre au musée régional d’Ica qui propose aux visiteurs d’observer de nombreux objets culturels en lien avec les différentes civilisations dont on a déduit l’existence grâce aux découvertes archéologiques. Dans ce musée, on peut notamment admirer un crâne allongé, vestige de cette civilisation, qui selon le chercheur Julio C. Tello aurait entre 2 000 et 3 000 ans.

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De nombreuses théories entourent le mystère des nombreux crânes allongés déterrés de ce site. Si vous partez sillonner la presqu’île de Paracas, classée de nos jours réserve naturelle, vous pourrez apprendre que ce peuple disparu exerçait au quotidien des activités qui étaient liées aux besoins élémentaires de la vie en communauté. Ils fabriquaient des poteries et pratiquaient le tissage de la laine et du coton. L’environnement naturel a favorisé cette civilisation dans l’art de maîtriser l’agriculture notamment par la pêche. C’est maintenant à vous de partir à l’aventure en explorant les arcanes de cette ancienne civilisation fascinante.

 

Les Aymaras, peuple du lac Titicaca

Les indiens Aymaras, aussi appelés Kollas, sont arrivés au Pérou deux siècles avant J.C. Ils se sont alors installés dans la région du Lac Titicaca au Pérou ainsi que sur l’Altiplano bolivien dont l’altitude avoisine les 4 000m. Ils vivent alors de l’agriculture et de l’élevage, et font du commerce avec les autres peuples qu’ils rencontrent. Les Aymaras vivent en toute prospérité au bord du lac mais ils ne tarderont pas à s’implanter un peu plus au sud-est.

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La domination Aymara

Les Aymaras dominent une grande partie de la Cordillère des Andes. Leur langue est parlée sur l’altiplano, au Chili, au Pérou, et jusqu’en Argentine. On situe l’apogée de la domination aymara en 900 de notre ère ; ensuite elle commence petit à petit à décliner, on ne compte plus alors que quelques chefferies dans certains royaumes. Toutefois ces chefferies sont encore prospères quand elles rencontrent les Incas et intègrent progressivement le quart sud Inca. A la chute de l’empire inca, ces indiens se retrouvent sous la domination espagnole : leurs conditions de vie sont alors très mauvaises, ce qui les pousse plusieurs fois à la révolte. Au XIXème siècle, les Aymaras combattront pour l’indépendance de la Bolivie.

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La langue aymara

Cette langue fut longtemps utilisée. Après la conquête des Incas et la colonisation espagnole, elle perd petit à petit de son importance et est remplacée par le quechua ou l’espagnol. La disparition progressive de cette langue et de cette culture s’est faite surtout à cause de l’évangélisation, et de l’indifférence des gouvernements successifs jusqu’à la moitié du siècle dernier. Toutefois la langue aymara a su résister puisqu’elle est encore pratiquée au bord des rives du lac Titicaca, où se trouvent certains peuples aymara. Respectivement en 1984 et en 1985, les gouvernements bolivien et péruvien redonnent un statut officiel à la langue aymara, qui est aujourd’hui co-officielle avec l’espagnol en Bolivie et au Pérou.

Une spécificité culturelle singulière pour conserver les aliments

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Outre leur langue si particulière, les Aymaras ont une spécificité singulière : il s’agit d’une technique de conservation des aliments nommée scientifiquement la taxonomie binomale. Le principe simplifié est de faire fermenter ou congeler les aliments jusqu’à déshydratation, pour qu’ils soient en suite conservable beaucoup plus longtemps. Pendant la dernière guerre, l’armée américaine a pris exemple sur le principe de déshydratation Aymara pour réduire des rations de pommes de terre.

 

La vallée sacrée des Incas

Partir à la découverte des vestiges de la civilisation disparue des Incas est un voyage que tous les grands anthropologues et archéologues ambitionnent de réaliser. De nos jours, la vallée sacrée des incas, située dans les Andes du Pérou, offre la possibilité à de nombreux touristes de pénétrer dans ces sites chargés d’histoire…

Le site archéologique de Pisac, dans la province de Calca, vous permettra de vous immerger dans la nostalgie du temps passé des Incas. L’entrée du parc archéologique est accessible à tous les visiteurs, moyennant une participation financière. Pour visiter ces ruines, un parcours a été emménagé : il vous suffira de le suivre. Jadis, Pisac était considéré comme l’espace qui permettait aux incas de défendre l’entrée sud de la vallée des Incas.

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Voir d’autres photos de Pisac.

Au pied des ruines, on peut encore apercevoir les terrasses agricoles que les paysans du Pérou utilisent pour cultiver la terre. Le paysage met en valeur différentes particularités de l’héritage historique et de la culture actuelle du Pérou. Abordons maintenant le site de Cuzco, l’ancienne capitale du peuple des Incas. Cette ville recouvre des traces de l’ancienne civilisation inca à travers ses musées et ses lieux sacrés. Vous pourrez entrer notamment dans le temple de l’empire du soleil, redécouverts après le tremblement de terre des années 1950. De nombreux parcours sont également proposés aux touristes pour explorer les richesses de ce site. À deux kilomètres de Cuzco, la forteresse de Sacsayhuaman est ouverte à la visite ; chaque année y est célébrée la fête de l’Inti Raimi, le 24 juin, fête du soleil à la mode Inca.

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On ne peut pas non plus évoquer la vallée sacrée des Incas sans parler des salines de Maras.

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Localisées à une cinquantaine de kilomètres de Cuzco entre deux sources d’eaux salées, les salines sont véritablement impressionnantes : la couleur de ses bassins ont la particularité de changer de couleur en fonction de l’orientation du soleil. À 7 kilomètres de ce site, vous pourrez aussi vous balader sur le site de Moray qui met en lumière un ancien centre de recherche agricole inca, reproduisant un amphithéâtre constitué de plusieurs terrasses en forme de cercle.

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Enfin, finissons notre bref aperçu de la vallée des Incas par le site de Machu Picchu, où fut construite une ancienne cité inca élaborée sur une surface rocheuse ; la beauté de ce site enchantera les plus jeunes comme les plus âgés !

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Moray, centre d’investigation agricole inca

Vous avez décidé de visiter le Pérou, et une des étapes de votre séjour est Cuzco ? Ne manquez pas la visite de Moray, à une cinquantaine de kilomètres ! Tout près des salines de Maras, il s’agit d’un site époustouflant, tant par la beauté de ses paysages d’altitude (à 3 500 mètres d’altitude), que par l’ingéniosité de sa conception.

Le site tient son nom du terme Aymoray qui renvoie au champ de maïs, et également à Moraya, empoyé pour désigner la pomme de terre déshydratée. Nous sommes dans le registre agricole. Et c’est bien dans un objectif d’optimisation de la terre agricole qu’a été conçu le site de Moray. Il comporte trois amphithéâtres, un principal et deux secondaires, découverts dans les années 30. Ils étaient jadis le lieu d’expérimentations agronomes et un important terrain de recherche des Incas, à l’époque précolombienne.

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La disposition des terrasses permettait de créer une série de microclimats de manière artificielle, cela grâce à une variation de la température, plus élevée au centre et plus fraîche quand on s’en éloigne. Le site contenait ainsi une vingtaine de zones écologiques différentes. Le système d’irrigation offrait un modèle unique avec un bassin en haut du site et un réseau de canaux et de rigoles alimentant chacune des terrasses. Une grande variété de plantes a pu être ainsi cultivée et des espèces exotiques ont pu s’acclimater dans les meilleures conditions possibles.

A découvrir à pied, à vélo, ou à cheval

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Pour apprécier la majesté du paysage, goûter à son calme et se fondre dans la nature exceptionnellement belle, vous pourrez choisir de découvrir Moray à pied ou à VTT, ou même encore à cheval. Il existe de petits chemins faciles à parcourir sur 35 kilomètres. Le route est toute en descente. C’est une approche écologique qui correspond tout-à-fait à l’esprit du lieu. Vous traverserez des villages traditionnels, ce qui vous donnera un aperçu de la culture locale. Il faudra prévoir des temps de repos, nécessaires à la pratique de sport en altitude, et aussi s’équiper de vêtements chauds : la température peut beaucoup varier du matin au soir. On peut aussi s’y rendre en bus si on est moins courageux. Le taxi reste toutefois la solution la plus simple. Beaucoup d’excursions vous sont proposées avec différents itinéraires au départ de Cuzco.

Voir des photos des terrasses de Moray et d’autres sites péruviens.

 

 

Ollantaytambo, vestige de l’architecture inca

La civilisation Inca a aujourd’hui disparu. Elle fut pourtant l’une des plus grandes civilisations, dont les découvertes (notamment scientifiques) et la culture ont profondément marqué le monde, et en particulier l’Amérique du sud, territoire d’origine de cette civilisation.

Aujourd’hui de nombreux vestiges de cette civilisation nous permettent de comprendre son histoire, notamment le site d’Ollantaytambo.

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Histoire du site d’Ollantaytambo

Situé à 97 km de Cuzco au Pérou, le site est une forteresse dont le nom signifie « auberge d’Ollantay ». Construite par les incas pour y créer une ville complète composée d’habitations, de rues, de patios et même d’un temple à son sommet, la construction fut toutefois interrompue en 1536, avec l’arrivée des Espagnols et le début des combats (voir l’histoire du Pérou) . Le sommet du site resta donc inachevé, mais cela n’enlève rien à la beauté du lieu.

Construction du site

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Construite à la main par toute une population d’Incas, la cité d’Ollantaytambo reste un prodige de l’humanité. Pour réaliser cette ville, d’énormes blocs de pierre furent taillés à la main, certains pesant jusqu’a cinq tonnes ; ces mêmes blocs furent ensuite transportés depuis les carrières environnantes. La ténacité et l’ingéniosité des incas fut alors un atout indéniable : ils mirent au point un système de transport conçu à l’aide de cordes qu’ils fabriquaient eux-mêmes, cela leur permit de mener à bien la construction du site.

Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? 

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Le site est extrêmement bien conservé ; vous le verrez à ses patios, ses rues et son escalier central fort abrupt qui mène au temple inachevé. Les visiteurs seront fort impressionnés par la grandeur du monument ainsi que par l’architecture si bien pensée, et surtout conservée au fil des siècles. Vous pourrez aussi visiter les souterrains dans lequel est installé le réseau d’évacuation et de transport des eaux. Idée novatrice pour l’époque, qui ne parvint en Europe que bien plus tard et qui démontre une fois de plus la grandeur du peuple Inca, un peuple de savants et de sages qui savaient utiliser leur environnement sans le détruire.

Ce que je peux vous conseiller

J’ai particulièrement apprécié la visite du site ; je vous conseille de le visiter avec un guide qui vous racontera l’histoire du lieu, sa construction et ce que vous voyez. En effet si vous visitez le site tout seul, il n’est pas toujours évident de comprendre à quoi correspond ce que vous avez sous les yeux. Un guide vous permettra de revivre l’histoire des Incas et de vous imprégner du lieu comme si vous y aviez vécu !

Voir aussi le Guide de voyage Ollantaytambo